Où acheter sans plastique ?

par | 29 Oct 2019 | A l'extérieur | 0 commentaires

Où acheter sans plastique ?

“8 millions de tonnes de plastique déversés dans l’océan chaque année. C’est l’équivalent d’un camion d’ordures plastiques déversées chaque minute“, selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Et cette quantité pourrait doubler d’ici 2030, “menaçant la vie marine et notre propre santé”, s’inquiète la présidente de l’ONG.

Qu’il s’agisse de bocaux recyclés de sauce tomate, de sacs à vrac cousus dans de vieilles chemises, de boîtes hermétiques achetées à une soirée entre copain-ines ( qui n’a jamais participé-e à une réunion Tupperw***?) ou encore de superbes pots design en inox offerts à Noël (car en terme de déco, c’est tout à fait tendance), ils sont nos meilleurs alliés dans différents endroits où nous allons nous rendre afin d’éviter le plastique.

Les supermarchés d’un nouveau genre.


J’entends déjà les plus réfractaires brandir l’argument choc freinant les plus frileux-euses à changer de mode de consommation. “C’est trop cher!!!” D’un point de vue économique, ne soyons pas dupe, il y a encore du boulot. Je vous l’accorde! mais quand David a lutté contre Goliath, il lui a fallu plus de temps pour remporter la victoire car ils n’avaient pas les mêmes armes… Alors,concentrons-nous quelques secondes, sur l’aspect écologique. Déjà, quelques exemples: Biocoop, La Vie Claire, NaturéO, Green Village, Day By Day,etc. Qu’ont-ils donc de particuliers? Et bien ces magasins vous permettent et vous encouragent même à ramener vos contenants afin de vous servir dans leur-s rayon-s “vrac” (plus ou moins fourni-s, c’est vrai) afin d’éviter la surconsommation d’emballages, en plastique qui plus est. Et ils sont de plus en plus nombreux chaque mois!


Les commerces de proximité.


Bien trop souvent oubliés, ils sont pourtant encore présents. Et de part le contact plus intimiste, il y est parfois plus facile d’expliquer et de mettre en place notre démarche de “sans plastique” et de contenants “réutilisables” (cf. l’article intitulé “Comment acheter sans emballage”). les boulangeries, les épiceries de quartiers, les pharmacies ou encore les librairies sont de plus en plus ouvertes sur la question.


Le marché.


Pilier de la consommation hors “grande distribution”, il est le deuxième lieu de prédilection où se rendent les français-es pour faire leurs achats alimentaires. Sachez alors que vous avez un boulevard, que dis-je, une nationale, non! une autoroute (houla, je m’enflamme un peu?) à conquérir. Déjà initiés-ées pour certain-es au respect de la Terre (car certain-es, mais pas tous-tes sont plus que maraichers-ères, ils-elles sont également agriculteurs-trices et/ou producteurs-trices), la plupart reste néanmoins dans un schéma classique. Le-la client-e apporte l’argent, eux-elles, fournissent les produits et l’emballage. Mais dans un soucis de “proximité”, d'”éthique”, de “gage de qualité” et d'”économie” (ne nous voilons pas la face), les commerçant-es maraichers-ères, sont de plus en plus à l’écoute de leurs client-es et de leurs attentes. L’apport de contenants personnels n’est ainsi pas un problème pour eux-elles. Au contraire, il est même de plus en plus plébiscité.


L’AMAP.


Lieu de prédilection pour ceux et celles cherchant des alternatives aux supermarchés en tout genre et souhaitant contourner l’Economie des intermédiaires (cf. l’image ci-dessous expliquant le fonctionnement écolonomique d’une telle structure). Ici, le principe même de fournir ses propres contenants est ancré dans le mode de consommation des adhérent-es (oui, oui. adhérent-es car l’implication va bien plus loin que celle d’un-e simple client-e lambda!). Alors, un conseil: n’hésitez pas une seule seconde. Et foncez trouver l’AMAP la plus proche de chez vous. Un vrai retour à l’essentiel GA-RAN-TI!


La cueillette.


Hormis le fait que cette méthode soit encore la plus sûre en terme de traçabilité des fruits, fleurs, herbes aromatiques et légumes (oui, la cueillette de dindons n’existe pas encore, mais patience, qui sait), elle met également tout en œuvre pour limiter la pollution. Que ce soit en utilisant un schéma éco-responsable quant à l’alimentation des champs de culture en eau, en se servant uniquement de pesticides naturels et en quantité minimes ou en ne fournissant que les outils pour la récolte et les contenants en carton pour les personnes ayant oubliés les leurs à la maison, le but est identique. Il est de minimiser l’impact destructeur de nos déchets. dès lors, il est très facile de se rendre à ces endroits avec les contenants adéquates et sans plastique.


Les applications smartphones.


Dans un soucis éthique du “moins gâcher”, mais aussi afin de pouvoir diminuer la perte sèche des bénéfices sur certaines denrées invendues, de nouvelles applications telles que Too Go To Good ou encore Optimiam, voient le jour. Elles sont démarchées aussi bien par des restaurants que des supermarchés. Les articles y sont bradés (bah oui le temps, c’est de l’argent, alors plus ils en perdent, plus on en gagne) et le plus, on vient avec ses contenants. C’est même exigé sur certaines applications. Vinted peut aussi être dans cette lignée. Il suffit simplement de prévenir l’envoyeur ou l’acheteur quant au fait que vous ne voulez pas que l’emballage soit en plastique. En expliquant votre souhait, vous pourrez mieux vous faire comprendre et qui sait même, rallier des personnes à cette cause. Encore plus poussée, l’application Geev qui concerne uniquement les particuliers. Là, on va encore plus loin: c’est gratuit et c’est évidemment, sans emballage.


Les réseaux sociaux.


Qui l’eut cru? Les réseaux sociaux peuvent parfois s’avérer être nos meilleurs amis lorsque l’on désire consommer en évitant au maximum les emballages. En effet, que ce soit sur Facebook ou encore Twitter, des pages de particulier à particulier voient le jour. On peut ainsi trouver la brocante en ligne de sa ville sur Facebook, ou encore les objets d’occasion à récupérer sans usage d’envoi par courrier avec Le Bon Coin.



Alors, ça y est, vous savez tout! Nous sommes entouré-es de solutions pour améliorer notre vie par de petits gestes au quotidien dans notre façon de consommer. Le but n’est pas d’être parfait. Il s’agit de tendre à être la meilleure version de soit-même. Car n’oubliez pas: “seul-e, on va plus vite. A plusieurs, on va plus loin”.

Juju

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